Zombie Poisson Coupé par Louis Granet Zombie Poisson Coupé par Louis Granet

  • Art en aquitaine

    Zombie Poisson Coupé

        Du jeu. 08 octobre 2015 au dim. 08 novembre 2015

        Vernissage le jeu. 08 octobre 2015 - 19h00 Importer dans mon calendrier



    Exposition Zombie Poisson Coupé

    Présentation


    Le Jeudi 8 octobre l'espace d'art contemporain "Silicone" ouvrira enfin ses portes !



    Ce nouveau lieu situé 33 rue Leyteire à Bordeaux à pour ambition de proposer, à un rythme mensuel, des expositions d'artistes émergents, de faire découvrir des travaux peu ou pas assez vus et de donner la possibilité à des projets singuliers de se monter.
    Pour son inauguration "Silicone" à l'honneur de recevoir l'artiste Louis Granet pour une présentation de son Solo Show intitulé "Zombie Poisson Coupé".
    Nous vous attendons donc le 8 pour fêter cette naissance et apprécier le beau travail de Louis. A bientôt !


    " Zombie Poisson Coupé "

    On pourrait croire que les images de Louis Granet sont les évidentes déviations de pratiques de reproductions et de narrations, issues de la bande dessinée, du graphisme ou de l'édition. Et qu'ainsi la peinture serait une fonction de plus, complexe et particulière. Où la recherche du trait comme de la couleur s'enticherait de prétextes contextuels et visuels, dont la question se résumerait au déploiement des échelles et des savoir-faire. La peinture serait alors profitable, efficace et mouvante.
    Mais le geste de Louis n'est pas de l'ordre de l'utile, il répond à une nécessité. Il est avant tout dessin, traits de liens et de césures, hypothèses d'espaces et de présences tracées, actées. Le dessin est futile, fragile, reproductible. Ici la ligne se raconte, répète, s'exerce et laisse la possibilité d'un autre, d'une inattention ou d'un inattendu. La ligne est signe, souplesse, justesse, ou du moins est-elle voulue comme telle.

    Elle déborde cette ligne, superflue et super flux de codes ou de formes familières : communications et compositions, appréhensions aux chromatismes presque trop brutaux, trop rapides dans leur immédiateté. Le réel se sur-prend, se reproduit et s'abstrait, opérations de soustraction pour un ajout, l'addition d'un espace, d'une présence et d'une absence. Ici se fondent alors les actuels paradoxes et recherches de Louis Granet : donner à voir et à percevoir des scènes et des manières à la fois physiques, prégnantes et évidentes, mais aussi abstraites, spéculatives et délicates.
    Cette dialectique est essentielle aux processus de productions engagés, et relève d'ambiances et de relations autant matérielles que virtuelles. Lectures et relectures de détails, d'étalages de mouvements : extractions d'habitudes dans cette suspension d'alternatives, d'inutilités. Jeux de styles et d'histoires, de scènes de genres, de dialogues post-romantiques ou d'un " caravagisme-zombie-poisson-coupé ", de natures mortes qui survivent en #pornfood.
    Tout cela s'éclate et se réarticule comme les cases d'un comics, ou le carré d'un tissu, d'une toile. Le passage à la peinture n'est alors pas une question d'échelle, ni de verticalité amplifiée et dépassée, mais plutôt quelque chose de l'ordre de la mise en abîme. Échos recomposés, horizons ping-pong qui se répartissent et se définissent par leurs glissements, leurs ambiguïtés formelles, leurs forces de suggestions. Transferts et tentatives aux esthétiques pratiques contemporaines, qui se déforment et s'échangent par la couleur ou le plissé d'une ombre, d'un vide. Un textile, un texte inutile pour un bouquet de situations et d'impressions, dont l'oeil se délecte et se délie suivant les aliments. Tout semble à portée, comme au marché.
    Les gestes de Louis Granet utilisent l'évidence de l'image et de sa picturalité pour engager des processus d'allusions et d'abstractions, plus que d'illusions ou d'illustrations.
    Ils tendent à mettre en place des potentiels de pressions, d'échanges esthétiques et affectifs. Une sorte de débord, débordement au bord du cadre, massif ou léger mais toujours dirigé, relevé dans l'instantané.
    Abîmes partagées qui risquent de tomber, comme pour un baiser, pour le prochain, comme si c'était le dernier.

    Alice Hauret-Labarthe

    Silicone , espace d'art contemporain
    33 rue Leyteire, 33000 Bordeaux
    + d'infos

    Visites sur rdv: Irwin Marchal> irwinmarchal@yahoo.fr
    06 86 30 30 22


    Adresse :


    Silicone
    33 rue Leyteire
    33000 - Bordeaux
    Site internet


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