Sound and the City Sound and the City

  • Art en aquitaine

    Sound and the City

        Le mer. 19 mai 2010



    Exposition Sound and the City Exposition Sound and the City

    Présentation


    Le Monoquini présente "Sound and the City" (films+concert) le mercredi 19 mai 2010.

    Dans la continuité de la programmation artistique qu'elle tisse depuis des années en lien avec les questions d'espace et d'architecture, d'environnement et d'écologie sonore (école d'architecture et de paysage de Bordeaux, projet Corpus en partenariat avec l'OARA...), l'association Monoquini propose une nouvelle rencontre mettant en situation un artiste et des oeuvres filmiques, le temps d'une soirée.

    Il s'agit d'activer par des propositions sonores et visuelles les éléments constitutifs du lieu même de représentation, afin de proposer une expérience spatiale et temporelle où le spectateur n'est pas simple spectateur passif.
    SOUND & THE CITY est un projet réfléchi comme un ensemble où des oeuvres de source et de nature différentes se révèlent en correspondances et résonnances multiples. En une approche à la fois documentaire et subjective, SOUND & THE CITY témoigne d'approches urbaines où la perception sonore est véhicule de fictions, où la rumeur de la ville et la parole de ses habitants élaborent une architecture mentale.  SOUND & THE CITY s'aventure sur les chemins sensibles de l'écoute, où l'image devient musicale, où l'architecture devient tout autant corps que matériau.

    Concert Aki Onda: Pour son concert Bordelais en solo, Aki Onda propose une performance pour Walkmans et traitement électronique, en ayant recours à des amplis vintage à lampes à la sonorité si spécifique.
    "Enregistrement / effacement : le magnétophone comme instrument de diffusion lo-fi, recourant au scratch magnétique, aux possibilités offertes par les touches d'avance et de retour rapide, comme métaphore de la mémoire humaine et de ses imperfections." (Benoît Deuxant)
    http://www.akionda.net

    Lost Sound (Son trouvé)
    John Smith & Graeme Miller
    (GB, 2001, Vidéo, 28 min.) projection en boucle (mode installation)
    LOST SOUND constitue une empreinte des particularités et de la temporalité d'espaces urbains, sous la forme de bandes magnétiques trouvées au cours d'expéditions dans le quartier d'East London. Les fragments sonores provenant de ces cassettes audio, mélangés aux bruits ambiants, constituent l'accompagnement des images filmées à l'endroit de leur découverte. Partant d'un geste esthétique simple, il s'agit d'une sorte d'enquète où des artefacts culturels, abandonnés et brisés, livrent un ultime message. Visuellement, les débris de cassettes et les bandes enroulées autour du mobilier urbain sont muets; sauvés du trottoir, leur "décodage" ultérieur en fournit la bande son correspondante.
    La combinaison de l'image et du son, à l'instar de BLIGHT, autre film de John Smith réalisé à la même période avec les témoignages de résidants assistant à la destruction de leur quartier, renvoie à une dimension documentaire, soulignant indirectement la topographie changeante du paysage londonien; ici, les musiques en provenance du Moyen-Orient ou d'Afrique nous renseignent sur les communautés en présence. L'échelle choisie par John Smith pour évoquer un territoire et ses habitants est celle du détail, du fragment, de l'éphémère et de l'impermancence des choses.

    A Necessary Music (Une musique nécessaire)
    Béatrice Gibson
    (GB, 2009, Vidéo, VOSTF, 29 min.) En collaboration avec le compositeur Alex Waterman.
    A NECESSARY MUSIC, sous-titré "un film de science-fiction à propos du logement social moderniste", est un film d'inspiration musicale qui se réfère aux opéras-vidéo de Robert Ashley. Il explore l'imagerie sociale d'un paysage utopique au travers des voix qui l'habitent. Roosevelt Island est une petite bande de terre entre Manhattan et Queens, reliée par le Queensborough Bridge. Connue initialement sous le nom de Welfare Island, où étaient situés le plus grand asile psychiatrique de New York, un petit hôpital recevant les malades atteients de variole et tout un ensemble carcéral géré par la municipalité au cours du XIXème siècle, elle accueille désormais un des projets de logement social moderniste les plus visibles de la ville, quoique peu connu.
    Objet de plusieurs concours architecturaux expérimentaux durant les années 60 (un casino flottant, un musée d'art Egyptien, un cimetière, un parc d'attraction...), son statut actuel est du au plan de Philip Johson, proposant un métissage de populations regroupées sous forme de communautés utopiques : une enclave bucolique de béton, divisée en trois segments résidentiels. Le film sert ici de support à une proposition musicale et à une production collective, où les résidants de Roosevelt Island sont à la fois auteurs et acteurs, rassemblant les textes qu'ils ont écrits et en construisant un scénario. Dix-sept résidants interprètent ces textes, entremélés d'extraits du récit fantastique d'Adolfo Bioy Casarès, "L'invention de Morel", activant ainsi le site sous l'angle de la fiction. D'un postulat réaliste - une investigation sociale - le film dévie vers l'imaginaire - une fiction ethnographique.

    "C'est Plutôt genre Johnny Walker"
    Olibier Babinet
    (France, 2008, 35MM, 26 min.) Sélectionné au festival de Cannes, Prix du jury festivalde Clermont-Ferrand 2009.
    Les hautes barres d'immeubles se dressent tout autour et constituent l'unique horizon. Quelque part au delà du périph' parisien, Etienne contemple cet unique paysage, ressassant une incapacité à sortir du marasme et à donner un sens à ce morne quotidien, celui d'un trentenaire qui se lève tard et n'a plus trop d'illusions. Une même incommunicabilité tenace s'est établie dans son couple.
    Etienne et son ami Bip, musicien porté sur le space rock et les boucles lancinantes, se retrouvent un soir chez ce dernier. Expérimentant une substance inconnue commandée sur internet, ils semblent se retrouver prisonniers d'un déjà-vu, condamnés à se voir reproduire les mêmes événements, eux-mêmes mis en boucle, samplés, digitalisés... la pilule est dure à digérer, et nos deux protagonistes, galériens des mêmes gestes et situations, entreprenent de briser ce cercle flippant, en décidant simplement de rentrer chacun chez soi.
    A la lisière de la fable sociale et du récit de science-fiction à la Philip K.Dick, où les drogues hallucinogènes peuvent avoir des vertus émancipatrices, permettant de se libérer du fonctionnalisme asservissant de la société, mais peuvent aussi conduire à une existence atrophiée, à une dissolution du réel, voici un film atypique à l'humour subtil qui nous fait traverser des miroirs, mais dont le vrai sujet est l'amitié. Car qu'est-ce que l'amitié, sinon avoir toujours les mêmes conversations, idiotes ou sensées, écouter les mêmes musiques et parler toujours des mêmes films ?
    > D'après un article de Stéphane du Mesnildot, Repérages 67 / Hiver 2010

    http://monoquini.net/blog/


    Adresse :


    Monoquini
    18 rue Ambroise
    33000 - Bordeaux
    Site internet


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