Les Dérivés de la photographie - l'Eclipse de la figure- Les Dérivés de la photographie - l'Eclipse de la figure-

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    Les Dérivés de la photographie - l'Eclipse de la figure-

        Du jeu. 23 janvier 2014 au jeu. 03 avril 2014

        Vernissage le jeu. 23 janvier 2014 - 19h00 Importer dans mon calendrier



    Exposition Les Dérivés de la photographie - l'Eclipse de la figure- Exposition Les Dérivés de la photographie - l'Eclipse de la figure-

    Présentation


    Les Dérivés de la photographie est un programme d'expositions co-écrit par le Frac Aquitaine, le centre d'art image/imatge à Orthez (64) et l'Artothèque de Pessac (33). Le point de départ de ces expositions est celui de la photographie et de ses évolutions récentes dans le champ de l'art contemporain.

    Les Dérivés de la photographie - l'Eclipse de la figure
    A l'Artothèque de Pessac
    Vernissage jeudi 23 janvier 2014 à 19h
    Exposition du 24 janvier au 3 avril 2014


    Il pourrait sembler paradoxal d'appréhender la photographie à travers " l'éclipse de la figure ", car cela revient à la considérer en l'absence de ce qu'elle est censée rendre visible en tant que moyen d'enregistrement du réel. Il n'est pas anecdotique qu'un des textes fondateurs du discours sur la photographie, " Petite histoire de la photographie " (1931) de Walter Benjamin, se concentre avant tout sur la figure humaine, l'auteur allant jusqu'à écrire que " renoncer à la figure humaine représente pour la photographie l'objectif le plus irréalisable ". Au-delà de l'humain, la figure pouvant être tout autre chose qu'humaine, si la photographie a tant à voir avec cette notion c'est qu'elle est un témoin de la réalité. Ainsi, selon Roland Barthes, " constater que ça a été [...] pour quiconque tient une photo dans la main [est] une "croyance fondamentale" [...] que rien ne peut défaire " (La Chambre claire, 1980). Or, parce qu'au sens premier, la notion de figure renvoie à l'apparence extérieure des choses, et désigne leur apparence sensible, c'est-à-travers des figures que le réel nous est observable.

    Mais la disparition de la figure n'est pas un processus anti-photographique. Au contraire, la figure disparaissant ne fait qu'émerger en négatif ou en creux une réflexion sur l'un des aspects fondamentaux du médium photographique, à la manière d'une figure de style cette fois-ci.

    La figure s'éclipse lorsqu'elle est soustraite à une représentation où elle apparaît initialement, lorsqu'elle est dissimulée, effacée, dissolue ou encore éclatée comme c'est le cas de diverses façons dans des oeuvres de Serge Comte, Hans-Peter Feldmann, Lee Friedlander, Laurent Kropf, Lilly Lulay, Duane Michals, Denis Oppenheim, Jacques Perconte ou Julien Tiberi.

    La figure cède la place lorsque la photographie se fait abstraite, en particulier lorsqu'elle n'enregistre pas le réel tel qu'on le voit, mais qu'elle agit vis-à-vis de celui-ci d'une manière auto-réflexive, en mettant en évidence le vocabulaire propre de la photographie en tant que médium défini par sa technique : captation et enregistrement de la lumière. C'est le cas chez Pierre Labat.

    La figure se fait seconde lorsque, à travers elle, l'oeuvre est tendue vers une réalité plus vaste que celle de l'individu ou de l'objet représenté, comme c'est le cas chez Philippe Bazin ou Leila Sadel. Lorsque ses modes de représentation désignent, plus que la figure de tel individu ou de telle chose, l'image elle-même, sa fabrique et son statut, ce qui est en jeu dans les démarches de Victor Burgin, Philippe Fangeaux, Paolo Gioli et Joachim Schmid par exemple.

    La figure s'absente lorsqu'une photographie saisit un corps instable et/ou évoque un corps absent lui aussi, comme chez Roman Signer, ou lorsqu'une personne exposée par l'image se dirige vers sa disparition (spatialement chez Kyoko Nagashima, ou temporellement chez Roman Opalka).

    Toutes les oeuvres réunies dans cette exposition ne sont pas des photographies au sens propre et, parmi celles qui en sont, beaucoup échappent au support conventionnel du tirage photo. S'y trouvent ainsi des photomontages, des impressions, des images holographiques, des peintures, des oeuvres textuelles. Toutes résultent néanmoins de processus de création et d'enjeux esthétiques tributaires d'une culture photographique ou de certains éléments et principes caractéristiques du médium : empreinte et captation, lumière et optique, etc. L'éclipse de la figure dont il est ici question se joue ainsi dans un champ élargi de la photographie, considérée non pas comme une catégorie technique de l'image, mais davantage comme un type de rapport au réel.

    Jérôme Dupeyrat

    source: http://lesartsaumur.jimdo.com/les-derives/
    © Lilly Lulay, série "Zeitreisende", 2012


    Adresse :


    Artothèque de Pessac-Les arts au mur
    2bis
    Avenue Eugène et Marc Dulout
    33600 - Pessac
    Site internet


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