Journée d'étude au CAPC: White Rock Line, Richard Long Replace or Remake // vendredi 11 octobre 2013 de 14h à 18h Journée d'étude au CAPC: White Rock Line, Richard Long Replace or Remake // vendredi 11 octobre 2013 de 14h à 18h

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    Posté le 08/10/13 dans la catégorie : Actualités

    Journée d'étude au CAPC: White Rock Line, Richard Long Replace or Remake // vendredi 11 octobre 2013 de 14h à 18h




    Journée d'étude au CAPC: White Rock Line, Richard Long Replace or Remake // vendredi 11 octobre 2013 de 14h à 18h


    Auditorium du CAPC
    Entrée : 3 €

    information: http://www.capc-bordeaux.fr/

    image
    Le CAPC fête ses 40 ans… 40 années durant lesquelles s’est constituée une collection de plus de 1000 œuvres dont certaines sont « remarquables » dans le paysage des collections publiques françaises d’art contemporain.

    En 1990, Richard Long installait sur les terrasses de l’Entrepôt Lainé White Rock Line, une sculpture de 40 mètres de long réalisée à partir de moellons de calcaire blanc.

    Après 20 ans d'exposition, cette sculpture blanche parfaitement alignée sur les perspectives des toits de l'Entrepôt, a malgré l'attention constante portée à sa conservation, subi les affres du temps et du climat.

    Les recherches sur l’origine du calcaire ont permis de retrouver la carrière d’exploitation d’où furent extraits ces granulats. La restauration moellon après moellon semblant peu envisageable et sans grande pertinence vis-à-vis de l’intention première de l’artiste, celui-ci a accepté que le musée réalise un « remake », une nouvelle version de White Rock Line qui verra, en 2014, grâce au soutien du groupe Lafarge, la substitution des 18 tonnes de calcaire d’origine par ce même calcaire fraîchement sorti de sa carrière.

    Le terme « remake » utilisé par Richard Long pour définir l’opération de substitution des moellons se comprend-il comme une nouvelle version (similaire au remake d’une œuvre cinématographique) ou a-t-il une acception différente dans le champ de l’art contemporain ?
    Cette demi-journée consacrée aux enjeux et aux contraintes liées à la conservation-restauration de l’art contemporain s’appuie sur plusieurs « cas d’école » ayant abouti à la substitution totale ou partielle du matériau original.

    PROGRAMME
    ----------------
    - 14 H Accueil des participants
    Par Charlotte Laubard, Directrice CAPC musée d’art contemporain

    Ouverture de la séance avec la projection du film de Philippe Haas
    Stones and Flies : Richard Long in the Sahara, 1988, 38’
    Philippe Haas a suivi Richard Long dans le Hoggar, au cœur d’un extraordinaire paysage volcanique entre désert et montagne au sud du désert algérien. Témoignage de l’intense engagement physique de l’artiste dans la production de ses sculptures dans un environnement climatique hostile, le film souligne que ces œuvres à l’échelle d’un paysage sont produites à partir de presque rien, des pieds trainés sur le sol dans la poussière, des pierres déplacées, replacées ou encore levées … Pour Richard Long « Une marche est une ligne de pas, une sculpture est une ligne de pierre, elles sont interchangeables et complémentaire. J’ai mis la marche dans la sculpture ».

    - 15 H - Anne Cadenet, Chargée du service Collection Documentation Archives
    « I like your idea of re-making the work with new stones from the original quarry », Richard Long, mai 2013 .
    Documents et images issus des archives du CAPC permettent de cerner le contexte de production de White Rock Line et de saisir l'intention de Richard Long en 1990. L'idée du "remake" comme reconnaissance de l'identité conceptuelle de l'œuvre sera évoquée.

    - 15H40 - Claire Jacquet, Directrice Frac-Collection Aquitaine
    "Ligne d'ardoises"
    "It seems my line is having quite an independant life now".

    - 16H - Marie-Hélène Breuil, professeur d’histoire de l’art
    Agathe Houvet, étudiante
    ER[cr]OS Equipe de recherche sur la conservation–restauration des œuvres sculptées, Département Conservation-restauration des œuvres sculptées de l’EPPC Esba TALM Site de Tours
    Replace or remake ?
    L’étude de White Rock Line, une œuvre de Richard Long datée de 1990 nous a été confiée par le Capc en décembre 2011.
    Il s’agissait d’une étude préalable et comparative du point de vue matériel des deux options possibles (restaurer ou refaire) et d’estimer la faisabilité et le coût de l’une ou l’autre des opérations (une ligne de 40 mètres et 18 tonnes de pierre). Elle a été menée sous la direction de Marie-Emmanuelle Meyohas, dans le cadre de son enseignement en L2 et L3, et a porté sur l’analyse du matériau et de ses altérations à partir d’un échantillonnage d’une dizaine de pierre d’origine et autant de neuves, sur des tests de nettoyage, suivis d’une expérimentation en « laboratoire » sur la rémanence des produits de traitement.
    Parallèlement s’est engagée, au sein de l’équipe de recherche ER[cr]OS, une réflexion plus générale sur la pratique et la déontologie du conservateur-restaurateur confronté à des œuvres d’art contemporain dont la précarité matérielle implique que tout ou partie soit remplacé ou refait en vue de l’exposition de l’œuvre dans le maintien de sa fonction et de sa signification. L’objet de cette recherche est de réfléchir au statut de la production au sein de la conservation-restauration : quelle place, quels enjeux, quels objectifs, dans quel cas, pourquoi et comment produire à nouveau tout ou partie d’une œuvre ?

    - 17H - Christophe Domino, Historien, critique et théoricien d'art français
    Témoignage
    C’est en critique et en commissaire qu’il m’a été donné de suivre deux «réinventions» d’œuvres opérées par Richard Long, dans deux situations différentes. La première en 1997, à l’occasion de l’exposition Géographiques, alors que j’étais invité comme commissaire par le FRAC Corse. Richard Long produisit une pièce originale de format rectangulaire et constituée de fragments de souche de bruyère, un matériau que lui avait signalé par l’artiste Elie Cristiani. En 2001, lors de l’incendie du FRAC Corse, le matériau qui constituait l’œuvre brûla. Richard Long accepta de remettre en place l’œuvre pour une nouvelle exposition qui fut pour moi l’occasion d’une autre collaboration avec l’artiste, qui aboutit à l’adaptation de l’œuvre au format du lieu.
    La seconde « réinvention » que j’ai pu suivre au côté de Richard Long concerne la pièce Un cercle en Bretagne, 1986 du FRAC Bretagne. Il s’agissait d’un Cercle installé dans le parc de Kerguéhennec produit à partir de fragments de schiste rose prélevés dans une carrière de la région. La pierre avait souffert des intempéries et du gel, et le site, une clairière circulaire à l’origine, s’était modifié suite à la tempête de 1999. Des pierres un peu plus grosses que dans la version originale furent acheminées pour cette réinvention. Richard Long accepta de reprendre la pièce décidant sur place d’arranger différemment les pierres et de les superposer en ajoutant une nouvelle couche. L’oeuvre (et son statut singulier de pièce de collection hors les murs), souvent reproduite dans son état premier, est toujours installée dans le parc de Kerghennec. Dans ces deux situations, le dialogue avec l’artiste a abouti à une réinvention sous son autorité d’auteur.

    - 17h30 - Anne Alessandri, Directrice du FRAC Corse
    Ré-invention de la collection
    C’est le titre que nous avons donné en 2003 à la première exposition d’œuvres de la collection, deux ans après le sinistre qui en avait détruit les deux tiers de sa totalité, à l’époque, soit quatre-vingt-dix œuvres. Face à cette situation brutale nous avions réagi tout d’abord avec la volonté aussi forte que l’effet de cette catastrophe, de ne pas laisser disparaitre tant d’œuvres, de gestes d’artistes et d’agir pour que survive la collection. Cette détermination nous l’avons partagée avant tout avec les artistes sans qui, évidemment, rien n’aurait été possible. Les personnalités du comité technique, des galeries, des critiques qui connaissaient le FRAC se sont également impliqués dans cette aventure particulièrement à propos des œuvres pour lesquelles ils avaient joué un rôle déterminant au moment de leur acquisition.
    L’œuvre de Richard long Pipe maker’s wood line a été réalisée en 1997 en Corse avec des chutes de racines de bruyère dont le cœur était utilisé pour faire des pipes. Christophe Domino, commissaire de l’exposition Géographique pour le FRAC à Corte, était à l’origine de la venue de Richard Long en Corse et, sur place, c’est l’artiste Elie Cristiani qui lui a fait découvrir ce matériau. L’année même de l’exposition, l’œuvre a été acquise. Après sa destruction et informé des circonstances, Richard Long a écrit dès 2003 qu’il pourrait la re-créer si nous lui fournissions le matériau et les conditions nécessaires. Nous avons œuvré avec les mêmes complices Christophe Domino et Elie Cristiani auxquels s’est ajouté le Maire de Morsiglia, Yves Stella, qui a mis à disposition de l’artiste, pour le FRAC, la grande nef de l’église du couvent de sa commune où l’œuvre, que Richard Long est lui-même venu installer, a été exposée trois mois. C’était l’été 2007.
    Il ne s’agit pas en l’occurrence d’un processus mais d’une histoire particulière ; elle a en commun avec les autres, qui ont rendu sa vivacité à la collection, de témoigner de la générosité et de la disponibilité des artistes et de nombreux partenaires.

    - 18h Discussions et échanges



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