CONFÉRENCE / JOURNÉE D'ÉTUDE / JUDY CHICAGO / CAPC, BORDEAUX / 20 MAI 2016 - 9H45 À 16h CONFÉRENCE / JOURNÉE D'ÉTUDE / JUDY CHICAGO / CAPC, BORDEAUX / 20 MAI 2016 - 9H45 À 16h

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    Posté le 09/05/16 dans la catégorie : Conférences et débats

    CONFÉRENCE / JOURNÉE D'ÉTUDE / JUDY CHICAGO / CAPC, BORDEAUX / 20 MAI 2016 - 9H45 À 16h




    CONFÉRENCE
    JOURNÉE D'ÉTUDE


    20 mai 2016 - 9h45 – 16h

    Judy Chicago



    Sous la direction de Xabier Arakistain et Lourdes Méndez

    Dans le cadre de l’exposition

    Why Not Judy Chicago?

    le CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux consacre le 20 mai 2016, à travers différentes disciplines et perspectives, une journée d’étude à l’artiste américaine Judy Chicago, pionnière de l’art féministe.


    Cette journée, codirigée par Xabier Arakistain, commissaire indépendant, et Lourdes Méndez, théoricienne en anthropologie de l’art, est conçue comme un prolongement du cours « Perspectives féministes dans les productions artistiques et les théories de l’art » dispensé en 2015 au Azkuna Zentroa de Bilbao lors de la présentation de l’exposition dans cette institution. L’objectif principal de cette rencontre est de contribuer à la diffusion de connaissances critiques dans le champ de la production artistique des sociétés contemporaines à partir de perspectives féministes. En développement depuis le milieu du XXe siècle, la connaissance féministe, comme toute connaissance critique, dérange dans la mesure où elle révèle l’incidence de facteurs tels que le sexe, l’ethnicité, la classe sociale sur la réception de la production artistique. Ce faisant, elle dénonce la façon dont les récits sur l’art - biaisés par leur androcentrisme et leur ethnocentrisme - ont été constamment imposés, tout en combattant les fausses croyances, aussi idéalistes que puristes, entretenues depuis les champs de production artistique.

    avec :
    María Inés Rodríguez, directrice du CAPC musée d'art contemporain
    Xabier Arakistain, commissaire d'exposition féministe indépendant, Bilbao
    Lourdes Méndez, professeur d'anthropologie de l'art à l'Université du Pays Basque, Leioa Bizkaia
    Géraldine Gourbe, philosophe et critique d'art, Nantes
    William J. Simmons, doctorant et conférencier en histoire de l'art, City College, New York

    PROGRAMME

    • 09h45
    MARÍA INÉS RODRÍGUEZ,
    directrice du CAPC musée d'art contemporain

    Introduction

    • 10h00
    XAVIER ARAKISTAIN,
    Commissaire d'exposition féministe indépendant, Bilbao

    Why Not Judy Chicago?
    Judy Chicago appartient à la première génération de femmes à créer et théoriser un art féministe dans ce que les États-Unis ont appelé « la deuxième vague féministe ». Cette génération s’est caractérisée par la remise en question de l’intégralité des savoirs hérités du passé, en ce qu’ils perpétuaient la domination masculine. Dans ce contexte politique, social, intellectuel et artistique, la démarche de Judy Chicago s’est construite autour des notions d’absence et de rébellion. Son rejet catégorique du système patriarcal oppressant les femmes et d’une idéologie fondée sur leur infériorité naturelle qui prêche la biologie comme un destin, est ce qui a fait d’elle une artiste radicalement avant-gardiste. Son esprit de rébellion féministe la poussa à poser la question de l’absence culturelle d’images actives de la femme ainsi que celle de récits mettant en scène les femmes comme des figures positives de l’histoire. C’est autour de ces deux axes que Judy Chicago a principalement structuré son œuvre.


    • 11h00
    LOURDES MÉNDEZ
    Professeur d'anthropologie de l'art à l'Université du Pays Basque, Leioa Bizkaia

    Représenter le sexe invisible
    Au milieu des années 60, un certain nombre de femmes artistes occidentales se sont confrontées à un double tabou : celui de représenter l’invisible sexe féminin et celui de se penser comme artistes. Parmi elles se trouve Judy Chicago. Lors de son intervention, Lourdes Méndez abordera, à partir de l’anthropologie sociale féministe matérialiste, la structure symbolique propre aux sociétés partageant des racines judéochrétiennes devant être transgressées pour représenter le sexe invisible. Elle examinera les raisons qui ont conduit à interpréter comme essentialistes certaines œuvres de Judy Chicago.


    • 14h00
    GÉRALDINE GOURBE
    Professeur d'anthropologie de l'art à l'Université du Pays Basque, Leioa Bizkaia

    Womanhouse ou la pédagogie de la désobéissance
    Pendant les années 60, Judy Gerowitz/Chicago collabore avec les différents mouvements de la scène californienne (abstraction lyrique, minimalisme, finish fetish school et light and space). Au tournant des années 70, elle présente à la California State University de Fullerton, sa première exposition féministe. Malheureusement pour l’artiste, ce solo show est perçu par la critique dans la continuité de ses productions des années 60 et non dans la rupture que Judy, récemment auto-baptisée Chicago, souhaite faire advenir. Judy Chicago comprend qu’elle doit radicaliser ses gestes, ses actions et son enseignement. Dans le contexte émancipateur et libertaire de la fin des années 60 avec l’effervescence du Free Speech sur les campus ainsi que les contestations pacifistes ou l’essor des black et chicano studies, Judy Chicago conçoit avec Myriam Schapiro et leurs étudiantes de Fresno, puis CalArts, un véritable laboratoire pédagogique de la désobéissance au sein duquel l’art a une place centrale : la Womanhouse.

    • 15h00
    WILLIAM J. SIMMONS
    doctorant et conférencier en histoire de l'art, City College, New York

    Judy Chicago : Song of Songs, histoire de l’art du féminisme queer
    Un professeur d’Harvard a un jour posé cette question : « Pourquoi parle-t-on encore de Judy Chicago? », comme si tout avait déjà été dit. Bien sûr, un tel commentaire n’est en rien le signe que le discours sur cette artiste a été épuisé, mais plutôt celui d’un manque d’effort de la part des historiens et des critiques pour se confronter aux questionnements encore d’actualité que Judy Chicago a mené depuis les années 60. La pratique artistique de cette artiste, tout comme les principes de la deuxième vague féministe qu’elle en est venue à représenter, ont souvent été considérés comme rétrogrades. Selon Simmons, l’œuvre de Judy Chicago, et en particulier la série Song of Songs, ouvre la voie à un riche questionnement plus qu’elle n’apporte de réponses simplistes, surtout dans un contexte de réévaluation de notions comme le postmodernisme dans les arts plastiques d’aujourd’hui. L’histoire est loin d’être un processus linéaire et c’est de notre responsabilité que de trouver des méthodes pour intégrer et approfondir d’une manière productive les batailles livrées dans le passé, défend-il.

    INFOS COMPL' :
    Auditorium du musée
    Voie d'accès pour personnes handicapées
    Tarifs : Entrée libre, dans la limite des places disponibles



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